Danit Nathan est une chorégraphe Israélo-Sud Africaine de 25 ans résidente au Cameroun. En exercice à l’ambassade d’Israël au Cameroun la jeune dame a été mordue par la danse. C’est donc avec beaucoup d’entrain que la chorégraphe depuis son arrivée au pays de Manu Dibango a décidé de partager son savoir faire avec le peuple Camerounais.

Lors d’une soirée toute en danse organisé au Street Corner Bastos à Yaoundé, le jeudi 9 novembre 2018, Danit a fait un savant mélange entre les sonorités Israéliennes et Camerounaises, passant par des danses des deux pays et des coups de pinceaux plutôt adroits.

Une mixture très artistique place sous le thème : « Échanges de Cultures ». Un échange meublé par l’Art qui a transité par la peinture, l’expression corporel, mais aussi la musique. Un spectacle qui a fait appel aux sonorités Israélienne, mais aussi local.
Trois articulations ont été savamment enchevêtrées pour ressortir ce qu’elle a de plus précieux à transmettre, le bien être. La première articulation portait sur les différents défis que le peuple a dû relever au fil des années. Le second, lui a fait une fixation sur la ville de Jérusalem avec son illustre mur des lamentations, où l’artiste a mis en exergue toute la valeur de ce site et avec son corps émis des souhaits de paix pour la Cameroun et pour l’amitié Israélo-Camerounaise. La troisième justement sur cette amitié bien développé par les jeunes danseurs Camerounais. Pour clore cette soirée riche en enseignement, la quatrième articulation du spectacle a mis en lumière les danses des deux pays sous des aires de Manu Dibango.

Au terme de cette soirée recherchée, Danit Nathan revient sur ce spectacle.
« Bienvenu à tout le monde d’être venu. Je suis de nationalité Sud Africaine, mais je suis aussi Israélienne et je suis au Cameroun pour les deux prochaines années. Aujourd’hui au Street Corner, nous avons décidé de mettre ensemble la culture Israélienne et la Culture Camerounaise à travers la danse, l’expression corporelle et la peinture, nous pensons que c’est une grande occasion de rencontre des cultures. Je suis danseuse professionnel, je danse depuis bientôt 22 ans. Je suis formé dans la danse classique et dans les différentes danses traditionnelles d’Afrique du Sud et d’Israël et je pense que la danse est une façon pour les personnes de tous les horizons de se mettre ensemble. Pour préparer cet évènement, nous avons relevé pas mal de défis, pas mal de choix aussi, mais je pense que c’est une expérience très forte pour moi-même et pour les danseurs. ».

Henry Stéphane Ongbwa Benamou chorégraphe et promoteur de Street Corner explique la pertinence de cette corporation toute en musique de cette ce spectacle.
« Cette soirée est un échange de culture, c’est la soirée de culture exchange. Donc on ne parle de culture, sa ne concerne pas la politique, ça ne concerne pas la religion. C’est le monde des artistes, il y a des artistes Israéliens qui ont fait certaines choses et qui méritent aussi d’être reconnu, puisque c’est de bonne qualité. Et maintenant, l’intérêt est de travailler avec des danseurs Camerounais.(…) Ce qu’il y a d’intéressant c’est qu’il n’y a pas eu de limitation de danseurs Camerounais ou de danses traditionnelles Israéliennes entre guillemets, mais il y a une gestuelle de dans traditionnelle, puisque c’est leur spécialité, et allié à une musique Israélienne et d’autres manière d’aborder le son. Donc finalement, les rythmiques sont les mêmes. (…) Il est question de comprendre qu’on est deux pays complètement à l’opposé, mais au final, on fini par trouver des liens entre les cultures, entres la musique et les rythmiques. ».

Ran Gidor, Ambassadeur d’Israël au Cameroun se félicite de cette entreprise de Danit.
« En tant qu’ambassadeur, il est attendu de moi de travailler avec la haute administration, mais aussi de travailler avec le bas peuple. Et c’est cette mission que nous faisons, rencontrer des Camerounais ici au Street Corner. C’est aussi une grande joie pour moi de découvrir qu’au sein de mon ambassade, nous avons des personnels à talents multiples. Alors, nous n’avons pas fait venir un chorégraphe Israélien, nous avons trouvé cette compétence au sein de notre personnel à l’ambassade et elle a pu monter la chorégraphie à laquelle le public a droit ce soir. ».

Parlant du brassage de culture, « C’est très important pour nous de partager notre culture avec les camerounais. Ce n’est pas la première activité que nous avons ici au street corner, déjà l’an dernier, nous avons présenter une pièce de théâtre, à la résidence d’Israël, mais aussi ici au Street Corner et je pense que c’est déjà une bonne relation de confiance entre la famille Israélienne résidente au Cameroun et le peuple Camerounais. ». Ajoute M. l’Ambassadeur.

 

Danit Nathan, spectacle Street Corner Yaoundé par FRIDA NOLLA

 

Cet article Culture Israélo – Camerounaise : Danit Nathan crée le trait d’union est apparu en premier sur Culturebene.