La dépravation des mœurs sévit en Afrique et dans le monde. Au Gabon, le gouvernement entend mettre un frein à ce mal qui gangrène la jeunesse et ceci en commençant par les médias.

Dans un communiqué, le ministre de la communication rappelle à l’ordre les médias dont les contenus « heurtent la sensibilité notamment les plus jeunes ». Les médias sont tenus à la stricte «observation de la protection de l’enfance et de l’adolescence, par les règles d’éthique et de déontologie ».

La diffusion des émissions de téléréalités et clips musicaux véhiculant des contenus obscènes, notamment l’émission « Fantastik Life » de la chanteuse Creole, diffusée depuis début août sur la première chaine de télévision gabonaise ne serait pas au goût des autorités gabonaises, rapporte Koaci.

Bien que l’Etat reconnaisse son rôle dans l’éducation, il accuse les médias d’être à l’origine de « la dépravation généralisée des mœurs » au Gabon. Tout auteur d’atteinte aux bonnes mœurs sera passible d’amende conformément au code pénal.

Désormais, les animateurs qui diffuseront ce genre de chanson sont passibles d’une peine de prison allant de deux mois à deux ans et d’une amende de 24 000 à 500 000 francs CFA (de 36 à 762 euros).

La jeunesse africaine en générale notamment gabonaise serait en perte de repères et de modèles sur qui s’appuyer afin d’être l’avenir de demain.

Beaucoup dénonce le fait que les bonnes vertus ont cédé la place aux vices, caractérisés par une délinquance sexuelle avancée au point d’en être un moyen de réussite à l’école avec la fameuse MST (Moyennes Sexuellement Transmissibles), d’un degré de banditisme et de braquage supervisé par les goudroniers et chefs de goudroniers.

L’action du gouvernement vient à point nommé d’après plusieurs internautes.

Trois œuvres actuellement en vogue sont visées:

« Bébé, on rentre  » de Kero Skar, qui signifie qu’après avoir bu une bière, il faut bien terminer quelque part

« Tchizambengué » est quant à lui un pied de nez des maîtresses aux épouses jalouses. Il s’agit du tube de l’été jugé le plus obscène. Chaque maîtresse poste dans les réseaux sociaux sa propre vidéo en tenue très légère en train de se trémousser.

L’autre œuvre visée ferait la promotion du banditisme. Dans « Goudroniers », le rappeur Don’zer évoquent ceux qui consomment du Tramadol, un antidouleur utilisé comme drogue connu sous le nom « Kobolo ».

Cet article Le gouvernement Gabonais prend des mesures contre les clips « obscènes » ! est apparu en premier sur Culturebene.